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Débat, dialogue, dialectique - synthèse

Débat, dialogue et dialectique - synthèse.

Ce tableau synthétise le propos déployé à la page précédente.

 

L’absence de débat

Le débat comme affrontement

Le débat - dialogue

Refus du détour par l’altérité :

On campe sur sa position, en étant incapable de faire de la place à un point de vue autre que le sien.

Ce que Kant nomme « l’égoïsme logique ».

(on ne tient pas pour nécessaire d’éprouver l’exactitude de son jugement, persuadé que l’on est de déjà détenir la vérité, et ce de manière indiscutable)

Choc des opinions

En apparence, on accepte de se confronter à la pensée de l’autre ; mais en réalité, chacun est bien décidé à emporter la partie.

Affirmer « A chacun son opinion » revient finalement à se désintéresser de ce que peut penser l’autre : au fond, on y est indifférent.

Souci de progresser ensemble pour aboutir à une position partagée

Cela suppose au départ :

-   De l’humilité (certes, je vais avancer une thèse, pour fournir la matière de la réflexion, mais en aucun cas je ne vais prétendre que c’est là la vérité définitive ; il faut donc accepter la réfutation, si elle est justifiée)

-   De la rigueur (il faut que le sujet ait été défini et clairement délimité, pour éviter la dispersion ou le quiproquo)

Dogmatisme

Relativisme

Discussion ayant comme condition de possibilité la raison (ou sens commun)

Relation dissymétrique.

(je me considère comme étant le seul à détenir la vérité, comme si l’autre en était incapable)

(d’où l’idée que tout débat est inutile, puisque l’autre ne peut rien m’apporter)

Relation entre des adversaires.

Issue = un vainqueur (celui qui a le dernier mot) et un vaincu (celui qui est réduit au silence)

Joute oratoire

Et  du coup, on est prêt à utiliser des moyens de persuasion relevant davantage de la ruse, de la séduction…

Relation entre des partenaires.

Les interlocuteurs s’écoutent attentivement, se répondent et s’expliquent.

  • j’accepte d’être réfuté si ce que je dis est faux
  • je suis prêt à réfuter l’autre si ce qu’il me dit est faux
  • on cherche à progresser ensemble vers une position commune dans laquelle nous pourrons tous nous reconnaître

L’autre est comme « nié »

Mais un tel isolement rend impossible tout perfectionnement

(on ne peut pas bien penser seul)

L’autre est vu comme un moyen : je l’utilise pour arriver à mes fins, notamment celle de me mettre en avant, de me faire valoir.

Relation d’égal à égal, fondée sur un principe de réciprocité.

L’autre est vu comme la « pierre de touche » à l’aune de laquelle je pourrais examiner la qualité de ma pensée, et inversement.

=> volonté d’une recherche commune des valeurs; apprentissage de l’espace public de discussion sans lequel la démocratie ne peut pas vivre.

On confond vérité et dogme.

=> on ne peut maintenir la prétention que ce qu’on dit est la vérité qu’à coup d’arguments d’autorité et de refus de la discussion.

On confond vérité et opinion.

=> tout est mis sur le même plan sans souci de distinguer les arguments recevables de ceux qui sont insuffisants ou erronés.

Distinction croire / savoir

=> je ne peux prétendre que ce que j’affirme est un savoir que si je suis en mesure de fonder objectivement mon discours, et de convaincre.

=> si aucun savoir objectif ne peut émerger, je suis conscient que ma position ne relève pas d’une certitude absolue, et je peux donc reconnaître une égale dignité au point de vue de l’autre.