Aller au contenu. | Aller à la navigation


Outils personnels

This is SunRain Plone Theme
Vous êtes ici : Accueil / Enseigner / Projets et démarches pluridisciplinaires / Partenariat avec la Justice / Partenariat avec le tribunal de grande instance de Douai (1)

Partenariat avec le tribunal de grande instance de Douai (1)

Premier projet : simulation d’une audience du tribunal correctionnel

 

Description du projet

 

 

  • Ouverture par un travail "classique" sur la justice française (différents types de tribunaux, grands principes du droit, rôles des différents intervenants…). Le refus d'un enseignement purement théorique ne doit en effet pas se comprendre comme la non-reconnaissance du caractère indispensable de la maîtrise de connaissances. C’est ici une première étape nécessaire.
  • Ensuite, les élèves se sont rendus au tribunal et ont assisté à des audiences correctionnelles afin de se rendre compte, in situ, de leur déroulement.
  • En relation avec l'Ecole Nationale de la Magistrature, la Présidente du TGI, a ensuite choisi, parmi l'ensemble des affaires étudiées, un dossier adapté, particulièrement intéressant pour les "élèves-magistrats". Anonymé, ce dossier a constitué la base de la suite du projet.
  • Les deux chefs de juridiction, accompagnés de deux avocats du barreau de Douai, sont venus au lycée. Il s'agissait pour les élèves de comprendre et de se mettre à la place des différents intervenants d'un procès en correctionnelle. La Présidente leur a expliqué comment il fallait mener les débats, poser les questions... le Procureur a évoqué la façon dont on devait présenter les réquisitions. Les avocats ont préparé avec les élèves les plaidoiries de la défense et de la partie civile.
  • Travail des différents rôles, joués par les élèves, en classe et lors des études en donnant du corps à leur fonction, auquel s’est joint un exercice comparable à celui de l’écriture d’invention en français : les élèves devaient faire preuve d’imagination et donner une personnalité aux prévenus. Il convient d'ajouter que les différents groupes ont travaillé et répété séparément les différents rôles sans connaître les textes écrits par les autres protagonistes, afin de conserver à l'audience toute sa spontanéité et d’éviter de tomber dans une scénette de théâtre, avec des rôles et des interventions appris par cœur : ceci a nécessité aux acteurs de mobiliser des facultés d’adaptation et d’improvisation. Des valeurs fondamentales ont alors été travaillées : le travail d’équipe, l’écoute, le respect de l’autre, le respect et la prise en compte de ses idées, l’entraide, la nécessite de débattre pour se mettre d’accord sur le contenu des plaidoiries, les personnalités des prévenus, la forme que devaient prendre les prises de parole… en particulier pour ceux qui prenaient en charge le prévenu.
  • Réalisation de l’audience en « costume » devant  un parterre de magistrats, greffiers et fonctionnaires du TGI et de la Cour d'Appel de Douai et de certains de leurs camarades.
  • Le site du lycée E. Morin de Douai () permet de poursuivre la découverte du projet mené et de consulter le film réalisé par les élèves.

 

 

Transpositions envisageables.

 

Tout d’abord, ce travail de « jeu de rôle » peut être facilement transposé dans d’autres établissements et d’autres classes. L'absence des professionnels, qui offrent une réelle plus-value, n’est pas rédhibitoire. Outre la possibilité de faire éventuellement appel à la réserve citoyenne, il est aisé d'utiliser le dossier « rendu anonyme », abordable pour une classe de seconde (lien vers le dossier).

Il paraît judicieux d'associer, dans le cadre d’un projet interdisciplinaire, le professeur de français, afin de travailler plus spécifiquement l’argumentation.

Chaque année, le tribunal de grande instance de Douai organise par ailleurs le festival du film judiciaire qui permet de découvrir une problématique judiciaire. La projection du film est suivie d’un temps d’échange avec les professionnels (magistrats, avocats, PJJ…) qui apportent leur éclairage sur le film et répondent à toutes les questions des élèves. En plus de l’EMC, les possibilités d’exploitation sont multiples, notamment dans le domaine de l'éducation aux médias et à l'information qui constitue un autre pilier du parcours citoyen.

 

projet 2

projet 3