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Egalité et discrimination - 2nde

Inégalités sociales et parcours scolaires - 2nde

 

 

Il s'agit de s'interroger sur le rapport qui existe, en France, entre les inégalités sociales et les parcours scolaires. Cela doit permettre également, par le questionnement sur les solutions possibles, de s'interroger sur les différentes acceptions du terme égalité, et sur les principes qui sous-tendent ces différentes acceptions.

Une remarque liminaire s'impose. Un tel thème, s'il n'est abordé que sous l'angle d'un déterminisme social total, peut se révéler aussi violent que désespérant. La démarche se veut donc prudente, en montrant certes que l'influence du milieu social reste grande sur les parcours scolaires, mais qu'il ne s'agit pas là d'une loi d'airain. Les différents documents permettent ainsi de montrer la diversité des parcours scolaires, la possibilité de parcours particulièrement brillants quel que soit le milieu (cf. Bernard Lahire), et montrent que la situation française reste, somme toute, enviable à l'échelle mondiale.

 

Premier temps.

Télécharger le

diaporama

 

 

La séquence commence par le visionnage d'un extrait du documentaire de Pascale Diez, D'une école à l'autre, sorti en 2013. La réalisatrice y rencontre des élèves de CM1 de deux écoles parisiennes, l'une dans le quartier de Belleville, l'autre dans le quartier latin, rue Saint-Jacques. Le vocabulaire utilisé par les enfants lorsqu'ils répondent à la question de la réalisatrice, qui suis-je ?, leurs capacités d'argumentation quand on interroge les délégués des deux classes, montrent des différences très importantes de « capital culturel » (Bourdieu et Passeron), ou ensemble de savoirs et de dispositions hérités du milieu familial.

Cette amorce permet de poser les questions auxquelles les élèves sont chargés de répondre, en groupes, sous la forme qu'ils souhaitent :

→ peut-on vraiment constater une influence des inégalités sociales sur les parcours scolaires en France ? Faut-il nuancer cette idée ?

→ comment pourrait-on expliquer une telle situation ?

 

Pour cela, les élèves disposent d'un dossier de départ (lien vers diaporama ) composé, outre la vidéo :

  • d'une carte sur la proportion des CPIS (cadres et professions intellectuelles supérieures) à Paris, permettant de mieux exploiter l'extrait vidéo ;
  • de deux documents statistiques, permettant de suivre une cohorte d'élèves et de constater l'impact du milieu social sur les parcours scolaires, et permettant également de montrer que le choix de la filière du baccalauréat reste socialement très marqué ;
  • de deux documents permettant de comparer la France avec les autres pays de l'OCDE et avec le reste du monde.

 

Pour compléter leur analyse, il leur est possible de recourir à deux ressources complémentaires :

 

Deuxième temps.

 

Après le constat et des pistes d'explication, il s'agit d'aborder plus spécifiquement la dimension morale de ce thème. Pour cela, on s'interroge, avec l'ensemble du groupe, sur le problème moral posé par cette situation. Pourquoi cet état de fait pose-t-il problème ? On pourra, en comprenant les enjeux, être mieux à même de trouver une solution.

Ce deuxième temps est aussi l'occasion de clarifier le vocabulaire : différence / inégalité / discrimination d'une part, égalité en droits / égalité des chances d'autre part.

 

Troisième temps : quelles solutions possibles?

 

Après avoir présenté trois pistes possibles (cf diaporama ► et ci-dessous), les élèves devront, en groupe, composer leur propre solution, en retenant l'une ou l'autre, ou en en mêlant différents aspects, mais toujours en expliquant leurs choix, car ces pistes sont sous-tendues par des principes différents (cf. la diapositive sur égalité des chances / égalité des places).

  • Corée du Sud : reportage sur le système scolaire coréen extrait du journal télévisé de 20 heures de France 2, le 3 décembre 2013.
  • Renforcer l'égalité des chances au nom de l'équité : On s'interroge, grâce à l'exemple des conventions de Sciences-Po avec des lycées des réseaux d'éducation prioritaire (ou avec le dispositif PEI), sur le caractère juste ou non du dispositif : on rompt l'égalité stricte des droits au nom de l'égalité des chances, afin que tous les talents puissent s'exprimer sans qu'une barrière, qui ne dépend aucunement des élèves (inégalités sociales), les en empêche. Ce type de dispositif peut toutefois être questionné (cf. diapositive sur égalité des chances / égalité des places).
  • Valoriser davantage la diversité des filières : à travers l'exemple suisse de valorisation de l'apprentissage (reportage extrait de l'émission de France 2, Un œil sur la planète, consacrée le 16 décembre 2013 à la Suisse : « Y a-t-il un miracle suisse ? »), il s'agit surtout de se questionner plus largement sur une plus grande égalité des places et sur les limites d'un tel dispositif.

Pour alimenter leur réflexion sur les principes qui sous-tendent ces différentes solutions, les élèves peuvent avoir recours à l'extrait d'un article de François Dubet, « Egalité des chances, égalité des places », Etudes, janvier 2011.